Entrevue avec Mad’Moizèle Giraf

Publié le 26 avril 2009 dans Chroniques | Pas de commentaire

Fiche sommaire du finaliste
Nom : Ian et Phil dits Mad’Moizèle Giraf
Style : Raggamuffin québécois party perpétuel
Prochaine sortie d’album : Août 2009
Commentaire du public le plus inutile reçu dans le cadre des Francouvertes:
« Pourquoi vous ne vous appelez pas Monsieur Taureau? »

Mad’Moizèle Giraf c’est un duo qui a d’abord introduit le milieu de la musique en jouant dans des groupes rock pop afrobeat. Puis, s’intéressant au style raggamuffin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ragga), Ian et Phil ont eu de la difficulté à trouver des musiciens pour les accompagner dans ce style méconnu au Québec. Ils ont donc décidé d’y aller à la dur en «apprenant sur le tas» et en créant leur propre formation. Ils ont donc dû apprendre à chanter, à écrire des paroles et à se mettre en avant plan sur scène.


Au début, vous n’aviez pas vraiment de repère sur la scène québécoise par rapport au raggamuffin. Est-ce que ça a été difficile d’évoluer dans ce style-là?

On a commencé à faire des spectacles «SoundSystem». En plus, on était deux cons avec nos laptops devant nos micros. Tout reposait juste sur nous. Mais ça a été une bonne façon d’apprendre. En tant que musiciens dans des groupes aussi, on a pu observer les chanteurs et apprendre.

Et le nom est venu au début?

Oui, quand même. Ça vient d’une collègue de travail qui a une tache dans le coup. Un jour, je lui ai dit «passes-moi le sel mademoiselle girafe» et j’aimais la rythmique des mots. Ça sonnait bien et ça ne voulait rien dire.

Est-ce que votre musique aussi est surtout basée sur la rythmique des syllabes.

Oui, plutôt. Des fois, des trucs qu’on dit n’ont pas une signification profonde, mais c’est le style qui est intéressant. C’est surtout un flot.

Avant d’écrire une chanson, on pense à un bon thème et à une bonne façon de le développer. Si on trouve, on joue avec les mots, les sons. C’est plus important que le sujet.

En spectacle, vous êtes un duo avec vos ordinateurs, mais vous jouez maintenant aussi en groupe. Lequel préférez-vous?

C’est sûr qu’avec les ordis, on a une certaine liberté parce qu’on peut se laisser aller et décider des affaires à la dernière minute. Mais au début c’était plutôt par nécessité, parce que justement on n’avait pas de band. Et c’est quand même plus pratique à déplacer.
Mais c’est certain que le band, c’est une autre énergie, c’est moins stressant. Le show ne repose pas juste sur nous deux. C’est deux différentes ambiances.

Comment envisagez-vous la soirée de la grande finale des Francouvertes?

On pense qu’il ne faut pas trop s’énerver avec ça. On a décidé de garder le même set, mais de le peaufiner. Rendu où on est, on trouve ça ben cool, alors on veut juste donner un bon show.

C’est sûr qu’il y a toujours un certain stress. Surtout qu’en live, on joue avec des patentes électronique, alors ça peut facilement foirer.

Est-ce que ça vous ai déjà arrivé?

Oui, en tournée en Gaspésie, mais ça n’a pas paru du tout. On a terminé la chanson en faisant un beat live et personne ne s’en ai aperçu.

Là on est en band, ça risque de bien aller.

A moins qu’un musicien fasse une attaque cardiaque, il n’y aura pas de bug majeur.

Vous évoquez souvent Montréal dans vos chansons, est-ce que Mad’moizelle Girafe est plus Québécois ou Montréalais?

Plus Québécois. Nous deux on ne vient pas d’ici. Ça arrive qu’on parle de la campagne, mais c’est vrai qu’on aime Montréal. On est venu ici pour lancer notre affaire et on reste maintenant ici, alors c’est sur qu’on parle de ce qui nous entoure. Une toune sur le prochain disque parle de la pétanque et ça se passe au parc Lafontaine, alors c’est ça qu’on vit.

Vous jouez à la pétanque? Êtes-vous bons?

Oui… ben pas tant que ça. Disons qu’on va gaspiller beaucoup d’après-midi. C’est un super sport pour le cardio!


Publié sur le Soundbeat Magazine

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